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Que
savons nous de l'eau, liquide constitutionnel des
êtres vivants, de notre corps et de celui de
notre planète ? Comment la gérons-nous
et quels rapports l'homme entretient-il avec cette
substance originelle ?
Un
constat s'impose. L'eau, par son caractère
vital et ses fonctionnalités indispensables
aux activités humaines, est l'objet d'investigations
de nombreuses disciplines.
Les
domaines d'études et de recherches autour de
cette substance fondamentale pour la vie sur notre
planète sont généralement cloisonnées,
du moins dans notre culture occidentale. En effet,
les différents " spécialistes de
l'eau " (chimistes, biologistes, physiciens,
écologues, économistes
) n'ont
guère l'occasion de croiser leur regards et
analyses.
Modifier
notre vision de l'eau, c'est-à-dire procéder
à un renversement de perspective pour tenter
de la faire passer d'un statut d'objet d'un statut
de sujet vivant et lui permettre dès lors de
se révéler dans une dimension pleine
et entière.
Au
fil du temps, l'homme, aveuglé par son obsédant
désir de maîtrise des éléments
de la nature, a ainsi réduit ce liquide vital
à un rôle passif de substance purement
utilitaire et marchande. Cette désacralisation
de " l'être de l'eau " annihile le
respect que nous lui devons et constitue l'une des
raisons masquées de la crise mondiale de l'eau.
Faire
prendre conscience à chacun que s'il est justifié
d'avoir recours à des solutions individuelles
de purification et de structuration de l'eau du réseau
pour boire une eau " biocompatible ", les
problèmes de pollution des eaux brutes sont
une réalité récurrente qui nécessite
impérieusement d'agir collectivement pour reconquérir
une qualité de l'eau à la source.
L'eau est bien un patrimonial universel à préserver
pour les générations futures.
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