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FRÈRE D ARMES
Tu
es parti
Un coup au coeur. Pour toi, pour nous,
tous mortels. Tu nous prends au dépourvu. Tu
occupais une place à part dans notre milieu,
celui de la recherche conventionnelle
ouverte.
Tu y détonnais depuis ton autre coup de cur,
en 1988, coup de théâtre magistral, prenant
tes collègues au dépourvu, les noyant
dans quelques gouttes deau aux propriétés
magiques et démesurées. Le rien contenu,
désormais contenant une info, capable dagir!
Cétait trop, démesurément
trop à avaler: savant resté
honnête, mais victime dune ténébreuse
affaire! jugement lapidaire et sans appel
de ton ami, Philippe Lazar, polytechnicien,
directeur général de lINSERM de
1982 à 1996, responsable direct de ta destitution
de ta maison, ton labo de Clamart, ton cocon, ta longue
agonie de 15 ans.
A
53 ans, au faîte de ta gloire de chercheur biomédical
dans le secteur de lallergie, ON te dénie
le droit de faire un détour, par curiosité
intellectuelle, dans un secteur marginal du business
pharmaceutique, lhoméopathie. Pire encore,
ON seffarouche que tu trouves une activité
biochimique aux hautes dilutions, car tu as effectivement
trouvé un filon, un gros os à apprivoiser,
un effet moléculaire sans molécule!
Horreur, tu taccroches à ce scoop. Malheur
à toi, ON va te casser pour ton erreur
de carrière, dissoudre ta glorieuse équipe,
tabandonner à tes chimères, tabattre,
à défaut de te faire taire.
ON?
Le système en place, les concepts conventionnels,
majoritaires, les intérêts biomédicaux,
la pharmaco, lancien, tendanciellement inefficace
et toxique.
Ténébreuse
affaire pour qui? Nest-ce pas le lot
quotidien de tout chercheur que daffronter les
ténèbres, de repousser les bornes obscures
aux frontières du connu, daffronter
linconnu. Le chercheur est-il préparé
psychologiquement et idéologiquement à
se coltiner linconnu? Linconnu fait peur,
très peur. Alors, linfantile déni
collectif occupe toute la place jusquà
faire place nette. ON ny croit pas, cest
plus simple. ON se replie sur des repères connus.
Du
problème apparemment insoluble (un comble pour
leau) de la mémoire de leau,
glisserait-ON inconscient vers un danger, le mystère
de ce fluide? Tes démolisseurs professionnels
pressentent-ils vaguement une nouvelle dimension à
leau au-delà du vague et informe cluster,
déjà inconnaissable? Pour lexorciser,
commençons à lui donner un joli nom
à ce beau cocon hydrique: corps supramoléculaire.
En appelle-t-il dautres plus immatériels,
tout aussi objectivables sur le plan expérimental,
la belle affaire! Dénommons-les corps émotionnel
ou résonnant et corps subtil. Trois corps qui
font de lEau une matrice vivante avant toute
vie organique, trouvaille de lannée 1995!
Dommage,
ON venait de me remercier à lâge
de
53 ans aussi pour mes recherches sur les
Cristallisations sensibles et la dynamique étonnante
de leur milieu aqueux. Les directions générales
des grandes institutions de recherche publique se
ressemblent et sacoquinent.
Une
nouvelle appr(eau)che gl(eau)bale de leau. Pas
de quoi saff(eau)ler! Un m(eau)dèle est
toujours bon pour spéculer, stimuler limagination
et la réflexion, être vérifié,
amendé ou abandonné. Les physiciens
(eau)sent ce que les biologistes noient.
Jobserve,
mais je ne comprends pas! avouais-tu dès
le 27 mai 1988, à Strasbourg, au Congrès
national dhoméopathie. Devant un public
averti, tu y présentais tes époustouflantes
observations sur la dégranulation des
basophiles humains induite par de très hautes
dilutions dun anti-sérum anti-IgE.
Cette publication princeps allait paraître un
mois plus tard, dans la prestigieuse revue britannique
Nature, cosignée par 3 équipes
étrangères à Rehovot, Milano
et Toronto.
Bon
élève impatient, quel crime navais-tu
pas perpétré? Tu amorçais, avec
une fausse naïveté, une bombe que tu ne
maîtriserais plus désormais, qui allait
enflammer profanes et experts, miner ta santé
physique, tendurcir sous les coups, te dresser
de plus en plus solitaire, te statufier. Tu enrageais,
désespéré par lincompréhension
hostile du cocon paternel rationaliste qui tavait
porté aux nues avec tes découvertes
sur lallergie, pour ces deux mots accolés
pour ta perte: mémoire de leau.
Tu
catalysais cependant des bonnes volontés, des
collègues amis et quelques autres qui le devinrent
et restèrent fidèles à lobjectif
scientifique: comprendre et proposer une ou des explications
à lhypothèse aussi
inutile que fantaisiste selon laquelle leau
garderait la mémoire dune substance quon
y a diluée selon les termes du
désaveu rectificatif de la même revue
Nature.
Pour
ma part, enthousiaste par ta percée scientifique
et médiatique, jaccompagnais ta grande
première en publiant immédiatement 2
papiers dans des revues alternatives et en organisant
en décembre 1988, un mini colloque
Leau, vecteur dinformation
à Lyon Charbonnières avec une douzaine
de physiciens, biologistes et médecins. Un
trio que je retrouverai à plusieurs reprises
sur des sujets délicats et complexes. Très
occupé, tu demandais à ta collaboratrice,
Elisabeth Davenas, dy participer. Lapport
scientifique très séduisant dun
jeune chercheur parisien, aujourdhui professeur
à lInstitut Le Bel de Strasbourg, Marc
Henry, aurait dû te passionner. Son modèle
dune approche théorique globale
de linteraction soluté-solvant
tapportait tout ce qui te manquait pour
persuader tes détracteurs. Cétait
dautant plus facile que tu accueillais, dans
ton labo de Clamart, sa femme Sylvie, ingénieur
chimiste.
La
molécule deau est bisexuée ou
bipolaire. Elle possède à la fois un
pôle donneur mâle avec ses 2 H et un pôle
receveur ou femelle avec son O. Elle peut ainsi sassocier
à elle-même, en chaînes et/ou en
cycles et aussi à nimporte quoi dautre
quelle enrobe, quelle dissout. Ces agrégats
hydriques, de tailles diverses, sont stables à
température ordinaire, grâce à
leurs liaisons ou ponts Hydrogène, les mêmes
quon retrouve dans la chaîne dADN
et les protéines, directement responsables
de leurs formes, donc aussi de leur fonctions. Ce
sont les fameux clusters ou cocon hydriques.
Au-delà
dune certaine dilution, il est évident
quune molécule active sera chimiquement
absente. Toutefois sa disparition laisse une trace
physique qui se manifeste sous la forme de son enveloppe
deau supramoléculaire, ce que Marc appelle
à juste titre une enveloppe vide
ou sans contenu, une image négative, un moule
Cette forme physique stable est lempreinte spécifique
de la molécule mère qui la préformée.
Lopération dagitation ou dynamisation
dun milieu aqueux neutre contenant quelques
unes de ces empreintes les multiplie et les régénère.
La solution deau pure est restructurée
ou informée. Elle est stabilisée avec
un peu dalcool.
Imaginons
maintenant quun agent pathogène ou toxique
soit piégé par des liaisons douces,
de type Hydrogène, sur un récepteur
enzymatique quil bloque au sein dune cellule
hépatique encrassée. Absorbons alors
un cocon deau homéopathique, fabriqué
avec ce poison et hautement dilué. Dans les
minutes, voire les secondes qui suivent, par les tourbillonnements
dans les fluides corporels ou par résonance
directe via le réseau hydrique extra- et intracellulaire,
la bonne enveloppe vide, donc inoffensive,
mais timbrée pour le retour accueille lhôte
indésirable, mais cupide ajoute Marc
Henry. En dautres termes, le cocon deau
homéopathique reconnaît et attire la
molécule toxique dans sa cage dorée
et lélimine par les voies naturelles,
le plus naturellement du monde.
Où est le ténébreux,
le magique, lincroyable dans ce modèle
biophysique limpide et serein?
Jacques, ce modèle pouvait énormément
taider comme il la fait pour mes trouvailles,
si
tu lavais souhaitéet accueilli
avec un peu dhumilité ! Si tu lavais
écouté, tu pouvais comprendre et te
faire mieux accepter par la féroce lintelligentsia
scientifique, apeuré par le vide conceptuel
que tu faisais émerger. Paradoxalement, le
modèle de lenveloppe physique vide
comblait ce vide. ON pouvait en débattre au
lieu de claquer bruyamment la porte de lInstitut
Pasteur, incrédule et choqué. Depuis
une dizaine dannées, physiciens et physico-chimistes
construisent pas à pas des cages supramoléculaires
de plus en plus grosses et enveloppantes, premiers
polymères deau promis à
révolutionner formes et fonctions biologiques.
Il
faut et il suffit de les chercher pour les trouver.
Ils ont désormais la solution aux problèmes
que tu soulevais. Ils poursuivent tes travaux autrement
en apportant UNE théorie physique
justifiant une action biologique en labsence
de molécules chimiques comme tu lappelles
de tes vux dans ta circulaire de juin 2003.
Comment nas-tu pas entendu?
En
1988 précisément, jessayais damadouer
la direction du C.N.R.S. déçue de mon
déroutage de la voie royale de la biologie
moléculaire qui avait nourri mes 15 premières
années de carrière sur le Ver à
soie. Depuis 3 ans, malgré un rapatriement
autoritaire dans mon ancien laboratoire lyonnais de
Biologie cellulaire, et mon expérience technocratique
auprès du Conseil Régional dAuvergne,
je lui préférais une observation dun
chimiste anthroposophe pour une méthode dévaluation
globale de substrats biologiques très divers,
la Cristallisation sensible. Je croyais à la
valorisation des découvertes et javais
rapidement créé une petite entreprise
de transfert technologique, le Centre de Biophysique
à Clermont-Ferrand, comme toi dix ans plus
tard avec ta société SA DiGiBio.
Autre
crime de lèse-majesté. Les institutions
françaises pilotent la recherche den
haut. Jen sais quelque chose pour avoir créé
et animé le Club CRIN agroalimentaire interministériel
en 1991. Les innovateurs souhaités par ailleurs
doivent être agréés: sauto
motiver den bas, trouver une explication à
un phénomène complexe dimages
pseudo fractales, valoriser ses applications dans
le domaine de la qualité de lalimentation
par des tests biophysiques dévaluation
globale nont jamais ému mes collègues
commissairesdu C.N.R.S., la tête dans la musette
de la seule et unique biologie molle et culaire !
En
1989, je torganisais une rencontre directe avec
un public enthousiaste, 200 personnes au CRDP de Clermont-Fd.
Ton parapluie de Magritte symbolisait bien létat
des troupes scientifiques à labri des
gouttes deau. Le lendemain était prolongé
par une discussion approfondie devant des médecins
et un entretien au plus haut niveau avec un responsable
de lINSERM. Tout allait bien, semble-t-il pour
ta cause.
Il
y a des affinités entre tes observations et
les miennes. Sujets détudes et destins,
nous sommes frères darmes. Comme toi,
jai eu rapidement besoin des conseils de physiciens
pour appréhender la fonction de leau,
son interaction avec le sel cuprique servant de révélateur
aux formes arborescentes générées
par le contact avec les substances organiques dissoutes.
Jai écouté Marc Henry et bien
men prit.
Jai
eu lopportunité de parcourir le monde,
du Brésil en Pologne, dEspagne en Grande-Bretagne,
où jai plaidé ce modèle
des cocons pleins et vides devant des homéopathes
enthousiastes. Jai visité ton labo à
plusieurs reprises. Jai apprécié
les analyses pertinentes de Michel Schiff, physicien
et sociologue au C.N.R.S. qui a passé un an
chez toi et témoigne de la rigueur méthodologique
que tu déployas pendant des années à
répéter tes observations de base en
variant de nombreux paramètres. Dans Un cas
de censure dans la science: laffaire de la mémoire
de leau, paru chez A. Michel en 1994, traduit
en plusieurs langues, y compris en japonais, il débusque
un nouveau virus chez les chercheurs: la peur panique
devant linconnu renforcée par lébranlement
de leur identité sociale.
Que
le bon peuple et des profanes extérieurs
à la science aient raison avant elle et contre
elle est inacceptable! Que de fois, pot de terre contre
pot de fer, tes-tu aussi élevé
contre le dogmatisme et labsence de liberté
intellectuelle, les deux mamelles de la science officielle,
bien installées en France.
Nous
nous sommes aussi rencontrés dans des colloques:
au 13ième Congrès international de Cybernétique
à Namur en 1992, et dix ans plus tard, à
ma demande, tu fus invité au 2ème Wassersymposium
de Lucerne, en juin 2002, où nous discutâmes
longtemps, pour la dernière fois.
Je
te parlais de résultats très concrets
sur la configuration physique des cocons deau.
Tu faisais allusion à tes amis Nobel, lointains
soutiens, qui devaient reproduire ces résultats,
ton obsession, toujours reproduire
et publier
dans les grandes revues. Je tincitais à
mécouter le lendemain et à prendre
le temps, sur les bords du lac, dans notre hôtel
confortable, à élaborer un protocole
de collaboration. Je te pilotais quelque peu en ce
monde germanique qui allait faire ta connaissance,
cultivé, curieux, sensible et accueillant.
Hélas, ta prestation passat au-dessus des têtes.
Tu démontrais en lutteur ce qui devait ici
seulement être montré, très simplifié,
suggéré sous forme dimages et
de rêves sur les prouesses et promesses de ta
nouvelle direction de recherche en biologie
hertzienne numérisée
Et
tu disparus, fonçant sur Paris. Triste et attristant.
Tu aurais écouté, faisant parler et
vibrer ton cur devant ce public. Il était
capable de taider, comme je pouvais le faire.
Las, Jacques tu es captivant et décourageant!
Tes
amis reconnaissent ton intrépidité,
ta passion presque déraisonnable à poursuivre.
Tu nas jamais reculé devant linvective,
la malhonnêteté intellectuelle, les pressions
ou plutôt les dépressions financières.
Confiant dans tes résultats, tes répétitions
inlassables, tes confrontations critiques, tu fis
front avec courage, panache, humour grinçant
et provocateur, guerroyant de plus en plus en Don
Quichotte mal conseillé, de plus en plus irritant
et esseulé, trouvant néanmoins lénergie
pour progresser, déposer des brevets aux USA
en 2003 assurant ainsi une pérennité
à tes découvertes dans la communication
par fichier audionumérique dun remède.
Ce 3ème Millénaire commence bien. Il
y a de temps en temps de bonnes nouvelles en Biomédecine.
Pour des raisons indiquées ailleurs (Nouvelles
approches sur le Cancer, A. Michel 1993 et
Le Goût de la vie, Diamantel 1998 notamment),
la santé a une dimension biophysique éminente,
car globale par nature et un fondement électromagnétique.
Pour sûr ! Action à distance par exemple
du corps émotionnel ou résonnant de
leau qui se déplace à la vitesse
dun mètre/seconde, celle des nerfs lents.
A
mon sens, leau est encore plus subtile: elle
réagit à une forme dinteraction
non énergétique et non mécanique,
purement informationnelle, transportée par
une vibration longitudinale et torsionnelle, de type
sonore associée à la lumière.
Ouf ! Une série dimages de Cristallisation
sensible observées en 1987 mont conduit
à cette hypothèse physique, baptisée
Biochamp.
Ton coeur a fini par lâcher, toi un hypertendu,
tendu vers toi, un mal aimé, en quête
éperdue dune reconnaissance par tes pairs,
pères et mères, indéfiniment
repoussée.
Puis-je
me permettre de te susurrer désormais que lintellect
ne suffit pas, aussi brillant soit-il pour faire émerger
une autre pratique, une autre sagesse dans les soins
de demain. Un élagage personnel profond doit
laccompagner pour faire émerger les valeurs
du cur à mettre en première place
pour tracer la voie, accompagner et guider lanalyse
et la réflexion.
Alors
à ce prix seulement,
ce quils cherchent les
hommes pourrait être trouvé dans une
seule rose ou un peu deau nous
rappelle Le Petit Prince de
Antoine de Saint Exupéry.
Pierre-Jean
Garel
Biologiste Conseil
Directeur de recherche C.N.R.S. honoraire
Tél. ++33(0)4 42 72 98 32 et 08 70 77 61 20
Courriel: pj.garel@free.fr
1,
Bd Hoche
F-83640 St-Zacharie, ce 13 octobre 2004
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au Laboratoire de Biologie Numérique
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et par courriel sur le site www.digibio.com
et jbenveniste@digibio.com et son collaborateur didier@guillonnet.net
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Auteur Pierre-Jean Garel - pj.garel@free.fr
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