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Pierre-Jean Garel :
Jacques Benvéniste nous a quitté. Le promoteur malgré lui de la Mémoire de l’eau mérite qu’on verse un peu plus qu’une “larme électronique” selon la belle image d’un confrère chercheur au CNRS, Jean-Pierre Petit et qu’on écrive à son Labo de Biologie numérique à Clamart.

Je relaie cet appel par ces pages que m’inspirent 16 années de confraternité scientifique, éprouvantes, mais exaltantes aussi, pots de terre contre pots de fer. Libre à vous d’en faire le meilleur usage possible.

Plus d'infos sur les travaux de Benveniste dans ce livre :
Un cas de censure dans la science -
l'affaire de la mémoire de l'eau

de Michel Schiff


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Jacques Benvéniste
Le père de la “mémoire de l’eau”
nous a quitté le 2.10.2004


FRÈRE D’ ARMES

Tu es parti… Un coup au coeur. Pour toi, pour nous, tous mortels. Tu nous prends au dépourvu. Tu occupais une place à part dans notre milieu, celui de la recherche conventionnelle… ouverte. Tu y détonnais depuis ton autre coup de cœur, en 1988, coup de théâtre magistral, prenant tes collègues au dépourvu, les noyant dans quelques gouttes d’eau aux propriétés magiques et démesurées. Le rien contenu, désormais contenant une info, capable d’agir! C’était trop, démesurément trop à avaler: “savant resté honnête, mais victime d’une ténébreuse affaire!” jugement lapidaire et sans appel de ton “ami”, Philippe Lazar, polytechnicien, directeur général de l’INSERM de 1982 à 1996, responsable direct de ta destitution de ta maison, ton labo de Clamart, ton cocon, ta longue agonie de 15 ans.

A 53 ans, au faîte de ta gloire de chercheur biomédical dans le secteur de l’allergie, ON te dénie le droit de faire un détour, par curiosité intellectuelle, dans un secteur marginal du business pharmaceutique, l’homéopathie. Pire encore, ON s’effarouche que tu trouves une activité biochimique aux hautes dilutions, car tu as effectivement trouvé un filon, un gros os à apprivoiser, “un effet moléculaire sans molécule”! Horreur, tu t’accroches à ce scoop. Malheur à toi, ON va te casser pour ton “erreur de carrière”, dissoudre ta glorieuse équipe, t’abandonner à tes chimères, t’abattre, à défaut de te faire taire.

ON? Le système en place, les concepts conventionnels, majoritaires, les intérêts biomédicaux, la pharmaco, l’ancien, tendanciellement inefficace et toxique.

“Ténébreuse affaire” pour qui? N’est-ce pas le lot quotidien de tout chercheur que d’affronter les ténèbres, de repousser les bornes obscures aux frontières du connu, d’affronter l’inconnu. Le chercheur est-il préparé psychologiquement et idéologiquement à se coltiner l’inconnu? L’inconnu fait peur, très peur. Alors, l’infantile déni collectif occupe toute la place jusqu’à faire place nette. ON n’y croit pas, c’est plus simple. ON se replie sur des repères connus.

Du problème apparemment insoluble (un comble pour l’eau) de la “mémoire de l’eau”, glisserait-ON inconscient vers un danger, le mystère de ce fluide? Tes démolisseurs professionnels pressentent-ils vaguement une nouvelle dimension à l’eau au-delà du vague et informe cluster, déjà inconnaissable? Pour l’exorciser, commençons à lui donner un joli nom à ce beau cocon hydrique: corps supramoléculaire. En appelle-t-il d’autres plus immatériels, tout aussi objectivables sur le plan expérimental, la belle affaire! Dénommons-les corps émotionnel ou résonnant et corps subtil. Trois corps qui font de l’Eau une matrice vivante avant toute vie organique, trouvaille de l’année 1995!

Dommage, ON venait de me remercier à l’âge de… 53 ans aussi pour mes recherches sur les Cristallisations sensibles et la dynamique étonnante de leur milieu aqueux. Les directions générales des grandes institutions de recherche publique se ressemblent et s’acoquinent.

Une nouvelle appr(eau)che gl(eau)bale de l’eau. Pas de quoi s’aff(eau)ler! Un m(eau)dèle est toujours bon pour spéculer, stimuler l’imagination et la réflexion, être vérifié, amendé ou abandonné. Les physiciens (eau)sent ce que les biologistes noient.

“J’observe, mais je ne comprends pas!” avouais-tu dès le 27 mai 1988, à Strasbourg, au Congrès national d’homéopathie. Devant un public averti, tu y présentais tes époustouflantes observations sur “ la dégranulation des basophiles humains induite par de très hautes dilutions d’un anti-sérum anti-IgE”. Cette publication princeps allait paraître un mois plus tard, dans la prestigieuse revue britannique Nature, cosignée par 3 équipes étrangères à Rehovot, Milano et Toronto.

Bon élève impatient, quel crime n’avais-tu pas perpétré? Tu amorçais, avec une fausse naïveté, une bombe que tu ne maîtriserais plus désormais, qui allait enflammer profanes et experts, miner ta santé physique, t’endurcir sous les coups, te dresser de plus en plus solitaire, te statufier. Tu enrageais, désespéré par l’incompréhension hostile du cocon paternel rationaliste qui t’avait porté aux nues avec tes découvertes sur l’allergie, pour ces deux mots accolés pour ta perte: mémoire de l’eau.

Tu catalysais cependant des bonnes volontés, des collègues amis et quelques autres qui le devinrent et restèrent fidèles à l’objectif scientifique: comprendre et proposer une ou des explications à “l’hypothèse aussi inutile que fantaisiste selon laquelle l’eau garderait la mémoire d’une substance qu’on y a diluée” selon les termes du désaveu rectificatif de la même revue Nature.

Pour ma part, enthousiaste par ta percée scientifique et médiatique, j’accompagnais ta grande première en publiant immédiatement 2 papiers dans des revues alternatives et en organisant en décembre 1988, un mini colloque “ L’eau, vecteur d’information” à Lyon Charbonnières avec une douzaine de physiciens, biologistes et médecins. Un trio que je retrouverai à plusieurs reprises sur des sujets délicats et complexes. Très occupé, tu demandais à ta collaboratrice, Elisabeth Davenas, d’y participer. L’apport scientifique très séduisant d’un jeune chercheur parisien, aujourd’hui professeur à l’Institut Le Bel de Strasbourg, Marc Henry, aurait dû te passionner. Son modèle d’une “approche théorique globale de l’interaction soluté-solvant” t’apportait tout ce qui te manquait pour persuader tes détracteurs. C’était d’autant plus facile que tu accueillais, dans ton labo de Clamart, sa femme Sylvie, ingénieur chimiste.

La molécule d’eau est bisexuée ou bipolaire. Elle possède à la fois un pôle donneur mâle avec ses 2 H et un pôle receveur ou femelle avec son O. Elle peut ainsi s’associer à elle-même, en chaînes et/ou en cycles et aussi à n’importe quoi d’autre qu’elle enrobe, qu’elle dissout. Ces agrégats hydriques, de tailles diverses, sont stables à température ordinaire, grâce à leurs liaisons ou ponts Hydrogène, les mêmes qu’on retrouve dans la chaîne d’ADN et les protéines, directement responsables de leurs formes, donc aussi de leur fonctions. Ce sont les fameux clusters ou cocon hydriques.

Au-delà d’une certaine dilution, il est évident qu’une molécule active sera chimiquement absente. Toutefois sa disparition laisse une trace physique qui se manifeste sous la forme de son enveloppe d’eau supramoléculaire, ce que Marc appelle à juste titre une “enveloppe vide” ou sans contenu, une image négative, un moule Cette forme physique stable est l’empreinte spécifique de la molécule mère qui l’a préformée. L’opération d’agitation ou “dynamisation” d’un milieu aqueux neutre contenant quelques unes de ces empreintes les multiplie et les régénère. La solution d’eau pure est restructurée ou informée. Elle est stabilisée avec un peu d’alcool.

Imaginons maintenant qu’un agent pathogène ou toxique soit piégé par des liaisons douces, de type Hydrogène, sur un récepteur enzymatique qu’il bloque au sein d’une cellule hépatique encrassée. Absorbons alors un cocon d’eau homéopathique, fabriqué avec ce poison et hautement dilué. Dans les minutes, voire les secondes qui suivent, par les tourbillonnements dans les fluides corporels ou par résonance directe via le réseau hydrique extra- et intracellulaire, la bonne “enveloppe vide, donc inoffensive, mais timbrée pour le retour accueille l’hôte indésirable, mais cupide” ajoute Marc Henry. En d’autres termes, le cocon d’eau homéopathique reconnaît et attire la molécule toxique dans sa cage dorée et l’élimine par les voies naturelles, le plus naturellement du monde.

Où est le ténébreux, le magique, l’incroyable dans ce modèle biophysique limpide et serein?

Jacques, ce modèle pouvait énormément t’aider comme il l’a fait pour mes trouvailles, si… tu l’avais souhaitéet accueilli avec un peu d’humilité ! Si tu l’avais écouté, tu pouvais comprendre et te faire mieux accepter par la féroce l’intelligentsia scientifique, apeuré par le vide conceptuel que tu faisais émerger. Paradoxalement, le modèle de “l’enveloppe physique vide” comblait ce vide. ON pouvait en débattre au lieu de claquer bruyamment la porte de l’Institut Pasteur, incrédule et choqué. Depuis une dizaine d’années, physiciens et physico-chimistes construisent pas à pas des “cages supramoléculaires” de plus en plus grosses et enveloppantes, premiers “polymères d’eau” promis à révolutionner formes et fonctions biologiques.

Il faut et il suffit de les chercher pour les trouver. Ils ont désormais la solution aux problèmes que tu soulevais. Ils poursuivent tes travaux autrement en apportant UNE “théorie physique justifiant une action biologique en l’absence de molécules chimiques” comme tu l’appelles de tes vœux dans ta circulaire de juin 2003. Comment n’as-tu pas entendu?

En 1988 précisément, j’essayais d’amadouer la direction du C.N.R.S. déçue de mon déroutage de la voie royale de la biologie moléculaire qui avait nourri mes 15 premières années de carrière sur le Ver à soie. Depuis 3 ans, malgré un rapatriement autoritaire dans mon ancien laboratoire lyonnais de Biologie cellulaire, et mon expérience technocratique auprès du Conseil Régional d’Auvergne, je lui préférais une observation d’un chimiste anthroposophe pour une méthode d’évaluation globale de substrats biologiques très divers, la Cristallisation sensible. Je croyais à la valorisation des découvertes et j’avais rapidement créé une petite entreprise de transfert technologique, le Centre de Biophysique à Clermont-Ferrand, comme toi dix ans plus tard avec ta société SA DiGiBio.

Autre crime de lèse-majesté. Les institutions françaises pilotent la recherche d’en haut. J’en sais quelque chose pour avoir créé et animé le Club CRIN agroalimentaire interministériel en 1991. Les innovateurs souhaités par ailleurs doivent être agréés: s’auto motiver d’en bas, trouver une explication à un phénomène complexe d’images pseudo fractales, valoriser ses applications dans le domaine de la qualité de l’alimentation par des tests biophysiques d’évaluation globale n’ont jamais ému mes collègues commissairesdu C.N.R.S., la tête dans la musette de la seule et unique biologie molle et culaire !

En 1989, je t’organisais une rencontre directe avec un public enthousiaste, 200 personnes au CRDP de Clermont-Fd. Ton parapluie de Magritte symbolisait bien l’état des troupes scientifiques à l’abri des gouttes d’eau. Le lendemain était prolongé par une discussion approfondie devant des médecins et un entretien au plus haut niveau avec un responsable de l’INSERM. Tout allait bien, semble-t-il pour ta cause.

Il y a des affinités entre tes observations et les miennes. Sujets d’études et destins, nous sommes frères d’armes. Comme toi, j’ai eu rapidement besoin des conseils de physiciens pour appréhender la fonction de l’eau, son interaction avec le sel cuprique servant de révélateur aux formes arborescentes générées par le contact avec les substances organiques dissoutes. J’ai écouté Marc Henry et bien m’en prit.

J’ai eu l’opportunité de parcourir le monde, du Brésil en Pologne, d’Espagne en Grande-Bretagne, où j’ai plaidé ce modèle des cocons pleins et vides devant des homéopathes enthousiastes. J’ai visité ton labo à plusieurs reprises. J’ai apprécié les analyses pertinentes de Michel Schiff, physicien et sociologue au C.N.R.S. qui a passé un an chez toi et témoigne de la rigueur méthodologique que tu déployas pendant des années à répéter tes observations de base en variant de nombreux paramètres. Dans Un cas de censure dans la science: l’affaire de la mémoire de l’eau, paru chez A. Michel en 1994, traduit en plusieurs langues, y compris en japonais, il débusque un nouveau virus chez les chercheurs: la peur panique devant l’inconnu renforcée par l’ébranlement de leur identité sociale.

Que “ le bon peuple et des profanes” extérieurs à la science aient raison avant elle et contre elle est inacceptable! Que de fois, pot de terre contre pot de fer, t’es-tu aussi élevé contre le dogmatisme et l’absence de liberté intellectuelle, les deux mamelles de la science officielle, bien installées en France.

Nous nous sommes aussi rencontrés dans des colloques: au 13ième Congrès international de Cybernétique à Namur en 1992, et dix ans plus tard, à ma demande, tu fus invité au 2ème Wassersymposium de Lucerne, en juin 2002, où nous discutâmes longtemps, pour la dernière fois.

Je te parlais de résultats très concrets sur la configuration physique des cocons d’eau. Tu faisais allusion à tes amis Nobel, lointains soutiens, qui devaient reproduire ces résultats, ton obsession, toujours reproduire… et publier dans les grandes revues. Je t’incitais à m’écouter le lendemain et à prendre le temps, sur les bords du lac, dans notre hôtel confortable, à élaborer un protocole de collaboration. Je te pilotais quelque peu en ce monde germanique qui allait faire ta connaissance, cultivé, curieux, sensible et accueillant. Hélas, ta prestation passat au-dessus des têtes. Tu démontrais en lutteur ce qui devait ici seulement être montré, très simplifié, suggéré sous forme d’images et de rêves sur les prouesses et promesses de ta nouvelle direction de recherche en “biologie hertzienne numérisée”… Et tu disparus, fonçant sur Paris. Triste et attristant. Tu aurais écouté, faisant parler et vibrer ton cœur devant ce public. Il était capable de t’aider, comme je pouvais le faire. Las, Jacques tu es captivant et décourageant!

Tes amis reconnaissent ton intrépidité, ta passion presque déraisonnable à poursuivre. Tu n’as jamais reculé devant l’invective, la malhonnêteté intellectuelle, les pressions ou plutôt les dépressions financières. Confiant dans tes résultats, tes répétitions inlassables, tes confrontations critiques, tu fis front avec courage, panache, humour grinçant et provocateur, guerroyant de plus en plus en Don Quichotte mal conseillé, de plus en plus irritant et esseulé, trouvant néanmoins l’énergie pour progresser, déposer des brevets aux USA en 2003 assurant ainsi une pérennité à tes découvertes dans la communication par fichier audionumérique d’un remède.

Ce 3ème Millénaire commence bien. Il y a de temps en temps de bonnes nouvelles en Biomédecine. Pour des raisons indiquées ailleurs (Nouvelles approches sur le Cancer, A. Michel 1993 et Le Goût de la vie, Diamantel 1998 notamment), la santé a une dimension biophysique éminente, car globale par nature et un fondement électromagnétique. Pour sûr ! Action à distance par exemple du corps émotionnel ou résonnant de l’eau qui se déplace à la vitesse d’un mètre/seconde, celle des nerfs lents.

A mon sens, l’eau est encore plus subtile: elle réagit à une forme d’interaction non énergétique et non mécanique, purement informationnelle, transportée par une vibration longitudinale et torsionnelle, de type sonore associée à la lumière. Ouf ! Une série d’images de Cristallisation sensible observées en 1987 m’ont conduit à cette hypothèse physique, baptisée Biochamp.

Ton coeur a fini par lâcher, toi un hypertendu, tendu vers toi, un mal aimé, en quête éperdue d’une reconnaissance par tes pairs, pères et mères, indéfiniment repoussée.

Puis-je me permettre de te susurrer désormais que l’intellect ne suffit pas, aussi brillant soit-il pour faire émerger une autre pratique, une autre sagesse dans les soins de demain. Un élagage personnel profond doit l’accompagner pour faire émerger les valeurs du cœur à mettre en première place pour tracer la voie, accompagner et guider l’analyse et la réflexion.

Alors à ce prix seulement,

“ce qu’ils cherchent les hommes pourrait être trouvé dans une seule rose ou un peu d’eau”
nous rappelle Le Petit Prince de Antoine de Saint Exupéry.

Pierre-Jean Garel
Biologiste Conseil
Directeur de recherche C.N.R.S. honoraire
Tél. ++33(0)4 42 72 98 32 et 08 70 77 61 20
Courriel: pj.garel@free.fr

1, Bd Hoche
F-83640 St-Zacharie, ce 13 octobre 2004

Expédié au Laboratoire de Biologie Numérique
32, rue des Carnet
92140 CLAMART
et par courriel sur le site www.digibio.com et jbenveniste@digibio.com et son collaborateur didier@guillonnet.net

Site http://www.digibio.com
Auteur Pierre-Jean Garel - pj.garel@free.fr

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